Un cabinet agréé

Conformément à  la loi sur la sécurité financière du 1er août 2003, Intercessio est adhérent à  la CCIF (Compagnie des Conseillers en Investissements Financiers), association agréée par l'AMF (Autorité des Marchés Financiers).


Que faisons-nous

Le service apporté à  nos clients, cédants d'entreprises, s'articule autour des phases clés suivantes :

  • La nomination d'un chargé d'affaires, spécialiste d'un secteur de métiers, votre interlocuteur unique.

  • Une étude approfondie de la société à  vendre.

  • La rédaction d'un dossier de présentation détaillé.

  • La recherche, et la séléction de repreneurs (personnes physiques ou morales).

  • L'accompagnement durant la négociation, (particulièrement au plan humain), tout en laissant les professionnels du droit exercer indépendamment leurs prérogatives.

Revue de Presse :



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Transmission d'entreprise : l'Essec à l'oeuvre
LES ECHOS


L'école s'associe au cabinet lntercessio pour lancer l'Institut de la transmission d'entreprise, destiné autant aux « cédants » qu'aux repreneurs.

Comment assurer la pérennité des PME-PMI, à l'heure où nombre d'entre elles sont confrontées à un problème de succession à leur tete ? La question se pose aujoud'hui avec d'autant plus d'acuité que se profile le « choc démographique », qui verra partir à la retraite une proportion importante des patrons de ces petites structures.
Dans ce débat, l'Essec apporte une contribution de taille : l'école vient en effet d'annoncer, en cloture du Salon des entrepreneurs,le lancement de l'Institut de la transmission d'entreprise (ITE), qui devrait démarrer ses activités dès le printemps. Une opération menée en partenariat avec Intercessio, spécialiste de la transmission d'entreprise familiale. « Cela faisait longtemps que nous envisagions de compléter notre dispositif en direction des PME-PMI, explique Ahmid Bouchikhi, professeur à l'Essec et directeur du New Business Center, le centre d'entrepreneuriat du groupe. D'autant que près de 40 % de nos diplômés ont, à un moment ou un autre de leur carrière, travaillé dans une PME-PMI. »
« Le passage de relais entre deux entrepreneurs est une phase particulièrement délicate, observe pour sa part Gilles Lecointre, fondateur et président d'Intercessio. Le cédant s'apprête à quitter ce qui constitue, bien souvent, l'oeuvre de sa vie, et cela ne se passe pas sans un certain traumatisme. De son côté, l'acquéreur potentiel va miser gros sur une affaire qu'il connaît mal. Venant fréquemment d'un grand groupe, il est souvent mal préparé au monde des PME-PMI L'un et l'autre hésitent et sont très tendus. Résultat, le risque d'échec est énorme. C'est pourquoi nous avons décidé de monter cet institut. »
Certes, il existe déjà quelques initiatives en ce sens. A l'EM Lyon, le Centre des entrepreneurs est très actif dans le domaine de la transmission d'entreprise. Idem pour le Ceram de Sophia-Antipolis. Les anciens de l'École nationale supérieure des arts et métiers et de l'Essec s'intéressent également au sujet, via leur Club des repreneurs d'affaires (CRA). L'ESC Rennes dispose aussi d'une structure dédiée notamment à la transmission.

« Dédramatiser l'opération »
Mais le nouvel institut présente une caractéristique inédite : il est le seul à ce jour à s'intéresser autant, avec deux cycles de formation parallèles, aux repreneurs d'entreprises qu'aux cédants. Les candidats à la reprise d'une entreprise pourront ainsi suivre un cursus de 12 journées réparties sur 3 à 4 mois.
Le programme permettra d'aborder les différents aspects d'une reprise d'entreprise – le marketing, le management, les finances, etc. Les repreneurs pourront aussi bénéficier d'un accompagnement destiné à faire mûrir leur projet. Ils travailleront pour cela en binôme avec un autre repreneur, afin de se soutenir mutuellement. L'objectif étant de « placer le repreneur et son projet au centre du dispositif ».
Quant à la formation destinée aux cédants, elle se déroulera sur 7 journées réparties sur deux mois, et s'adressera « non pas à ceux qui vendent, mais à ceux qui envisagent à le faire ». « Un bon projet de cession se prépare longtemps d l'avance, souligne Ahmad Bouchikhi. Nombre de spécialistes estiment même qu'il doit mûrir plusieurs années. Notre objectif est de dédramatiser l'opération, et d'aider les acteurs à la préparer sereinement, mais en aucun cas de forcer des patrons de PME-PMI à vendre leur affaire. Il n'est pas question d'attirer les cédants dans un traquenard. »
Afin d'éviter les problèmes de concurrence, ceux-ci seront recrutés par cooptation. Un diagnostic du patrimoine du cédant sera réalisé également par un spécialiste. « Beaucoup de personnes qui désirent céder leur entreprise sont des autodidactes, qui n'ont pas l'habitude d'avoir une offre de formation qui leur est destinée, relève Gilles Lecointre. Il faut les sortir de leur milieu, sans pour autant les pousser à rencontrer les repreneurs. Pour autant, l'institut ne doit pas être un "club de mariages": notre rôle n'est pas de présenter des repreneurs potentiels à des cédants. » La démarche de l'Institut fait également la part belle à la pratique. L'enseignement y sera assuré à parité par des profils académiques et des praticiens. L'ITE s'appuiera pour cela sur une série de partenariats : avec le greffe du tribunal de commerce de Paris, la CGPME, le Conseil régional Ile-de-France de l'ordre des experts-comptables, l'Union des jeunes avocats, l'Assemblée de chambres françaises de commerce et d'industrie, la CCI de Versailles-Yvelines, et le Salon des entrepreneurs. Chacun de ces organismes pourra apporter ses compétences ,et contribuer à la formation. Chacun d'eux participera aussi au Conseil d'éducation de l'institut, et aidera au recrutement de candidats.
Au-delà de la formation, l'institut entend aussi être un « observatoire » des pratiques en matière de transmission d'entreprise, en même temps qu'un lieu d'échanges. Chaque mois, des intervenants extérieurs viendront s'exprimer devant les participants:
Avec l'ITE, l'Essec affiche en tout cas des ambitions fortes. « C'est une initiative qui correspond réellement a un besoin, compte tenu de la situation d'un grand nombre de petites entreprises, observe Ahmad Bouchikhi. Si nous parvenons a professionnaliser la reprise d'entreprise en France, l'impact économique peut être énorme. »

JEAN-CLAUDE LEWANDOWSKI